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Sujet: Humble sollicitation à titre informatif (Lu 383 fois)
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Scarlett-O
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Bon allez hop hop j’me lance !  Bien l’bonjour à vous tous ! Cela fait un sacré moment que j’explore votre super forum à la recherche d’informations précieuses qui pourraient éclairer mon avenir. Chose faite (enfin en partie). Ce qui est certain, c’est que je veux intégrer un organisme m’offrant les meilleures possibilités d’étudier la civilisation et la langue japonaise. J’ai opté pour l’Inalco. Ce qui m’inquiète en revanche, c’est le fameux « et après hein p’tite maline ? »  Bon je vous présente rapidement mon parcours. J’ai fait 2 ans de prépa Lettres (horreur des horreurs des pires horreurs que l’Horreur ait inventé) pour être finalement relâcher comme une vieille quiche dans une filière universitaire à la c*n qui me branchait autant qu’une greffe d’orteil. Résultat, j’ai abandonné au deuxième semestre afin de me concentrer sur ce que je voulais vraiment. Et maintenant je le sais. Enfin presque.  Disons que je possède un certain penchant pour les cultures étrangères en général mais que la culture japonaise me passionne littéralement. Au départ, je voulais reprendre mon cursus L3 Lettres modernes et histoire de l'art et aller jusqu’à j’sais pas ou pour faire j’sais pas trop quoi, étudiant en parallèle le japonais à l’Inalco. Mais on m’a prédit que ce serait suicidaire  (physiquement parlant en tout cas). Mon choix s’est donc dirigé vers un BTS ou un DUT communication des entreprises parce que ça me semble en totale rapport avec mes ambitions (d'après Google hein) Sans savoir précisément le métier que j’aimerai exercer, j’aimerai en tout cas qu’il concerne de près ou de loin les affaires culturelles ou marketing d’une entreprise, et les échanges internationaux (patrimoine, édition, pub…) Pas très clair me direz-vous -_-. C’est justement pour cette raison que j’aimerais connaître l’opinion des personnes ayant déjà opté pour cette double option. Je crois qu’il y en a parmi vous, d’après ce que j’ai pu lire sur des post antérieurs. J’aimerai donc, si possible, en apprendre davantage, sur la teneur du travail et la possibilité d’assimiler les deux. Je serais également intéressé de connaître vos projets d’avenir, ou bien tout simplement ce que vous souhaiteriez faire dans l’idéal (utopique ou non, on s’en fiche) BTS et DUT me semblent pas mal d’un point de vue professionnel, après concernant les débouchés en rapport avec le japon/japonais, je manque encore cruellement d’informations et j’ai passé ma nuit sur google et je craque et j’en peux plus. (Ayez pitié d’une pauvre âme  ) Pour finir, j’aimerai rajouter que c’est la première fois que je suis si motivée pour intégrer un parcours d’apprentissage, et tant pis si j’dois y laisser ma peau, je suis décidé à combattre ce système pourri pour allier ma passion à un emploi convenable (et pas devoir choisir entre l’un ou l’autre (en gros entre crever de faim ou crever d’ennui  ) ) Bon allez j’m’arrête là -_- Désolée encore, et merci pour vos réponses.  Scarlett-O
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" On est les enfants oubliés de l'histoire mes amis. On a pas de but ni de vraie place. On a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c'est nos vies. "
Fight club
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RJLupin
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Alors je ne peux pas du tout t'informer sur les BTS et DUT, mais bienvenue sur le forum, et je tenais à te dire que je trouve que tu as fait un choix difficile, mais un choix excellent !! Moi aussi, j'ai passé quelques années à me plaindre de ne pouvoir allier le japonais à mes études (scientifiques!), et bête comme je suis jamais je n'avais jamais imaginé pouvoir avoir 2 cartes d'étudiant en même temps. Le double cursus, c'est dur, beaucoup y laissent leurs dents, mais si c'est pour étudier le japonais, ça vaut très largement le coup de se battre pour tirer ce qu'on peut du système ! Cette année je suis en M2 et L2, je ne dors plus beaucoup, et je ne peux d'ailleurs pas assister à beaucoup de cours en L2, mais ma motivation est restée intacte. Peut-etre même que j'aurai passé les 2 années les plus intenses de ma vie !
Le nombre de cours auquel tu pourras assister dépendant très largement des emplois du temps, il vaut mieux si tu peux, prendre ton autre cursus et/ou ton logement à proximité de l'Inalco... le double cursus demande à rentabiliser le temps au maximum (lire dans le train par exemple). Au début tu auras peut-etre l'énergie d'assister à tous les cours mais d'après mon expérience il vaut mieux faire une sélection de ceux qui t'apportent vraiment beaucoup, par rapport à ceux que tu peux bosser seul.
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Kerberos
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Dogyûn !!
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Ah, je suis bien d'accord avec RJLupin. Moi, j'ai fait trois cursus, à vrai dire (Histoire, Archéologie et Japonais). Le gros avantage, c'est que cela t'apprend à être super efficace (dans le sens où tu es OBLIGÉ de réussir et pour ce faire, il faut s'organiser), en plus de te donner une formation disciplinaire. Ce dernier point est important, dans la mesure où l'Inalco est davantage une ouverture sur un monde, qu'une formation complète à une discipline particulière. De ce point de vue, moi, je te dirais quand même de valider ta licence. Ca fait toujours une corde de plus à ton arc. Il faut bien se dire que la pluridisciplinarité est un gros avantage. Le cas des enseignants de l'Inalco est assez parlant à ce sujet : il n'y a aucun "produit Inalco" à 100%. Edit : Quant aux risques de ne pas trouver de débouchés, ils sont réels, oui. Mais qui ne risque rien, n'a rien. 
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« Dernière édition: Mai 11, 2008, 06:31:31 par Kerberos »
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頭なく 無謀にも またやり返す また反逆を (余儀なくされ)せざるを得ない
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Henny
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Je suis aussi passé par un double cursus (japonais et et linguistique... puis j'ai remplacé linguistique par traitement automatique de la langue). Ca vaut vraiment le coup. Tu en baves pendant plusieurs années mais les sacrifices valent le coup (évidemment, sauf si tu as deux cursus qui n'ont aucun débouché et aucun lien entre eux... enfin c'est toujours enrichissant personnellement mais bon).
Maintenant, je ne sais pas trop pour les BTS/DUT. Lier deux cursus de fac reste faisable étant donné qu'on a relativement peu de cours dans les 2 cursus (on est loin des 40h de cours... enfin ça dépend des filières encore une fois), que la présence aux cours n'est pas obligatoire (donc on peut assister à tel cours de tel cursus tel jour et pas un autre en fonction de nos besoin et de notre planning) etc. Je crois que les BTS demandent beaucoup plus d'heures de cours, exigent la présence :s.
Je ne connais qu'une personne en BTS (et c'était BTS tourisme) alors je parle uniquement de ce que je connais. Ne prend pas ce que je dis pour une vérité mais ça vaudrait le coup de se renseigner. Y'a-t'il d'autres personnes sur le forum qui ont réussi à lier INaLCO et filière autre qu'universitaire ?
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« Dernière édition: Mai 11, 2008, 08:31:35 par Henny »
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Errare ursum est !
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Scarlett-O
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Oui Henny tu as raison et j'avais complètement oublié de penser à ça... Les BTS carbure à du 35h apparemment sans parler des stages. Pour la présence obligatoire il me semble que c'est le cas mais je me renseignerai. Bon bien déjà de savoir que plusieurs parmi vous poursuivent en parallèle une filière universitaire est rassurant (surtout de voir que vous êtes toujours vivant  ) tout compte fait je vais peut-être boucler cette licence, pour 1 an n'est ce pas, c'est pas le mer à boire (quoi que... ) Ensuite, réfléchir concrètement à un projet de métier est une autre affaire... Vous y avez déjà songer sérieusement ? Non parce que moi je préfère me dire "j'y penserai demain" -_- De toute manière, posséder une double licence incluant une maîtrise efficace du japonais peut certainement ouvrir des portes, ça j'en reste convaincu... Pour le reste, c'est-à-dire, enchaîner 2 matières complétement différentes et dans deux établissements différents, je pense que dans ce cas là seule la motivation est la clé du succès. Je vous remercie pour vos réponses, ça m'a bien aidé. 
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« Dernière édition: Mai 11, 2008, 01:25:13 par Scarlett-O »
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" On est les enfants oubliés de l'histoire mes amis. On a pas de but ni de vraie place. On a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c'est nos vies. "
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RJLupin
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C'est vrai que question rentabilité, ça vaut peut-etre le coup au point où tu en es de valider la licence que tu as presque ! Pour ma part j'ai tenté de m'inscrire à Jussieu quand j'étais en L3 (au moment où je me suis rendu compte qu'on avait droit à autant de cartes d'étudiant qu'on veut!) mais m'y étant prise trop tard j'ai mis à profit ma L3 pour mûrir mon projet et décrocher une mention (il faut dire qu'avant, j'étais plutôt aux ras des pâquerettes). Et donc le projet qui a retenu mon choix fut de faire L1+L2 jap en même temps que M1+M2 bio, et de partir au Japon pour la thèse. Et pour ça, je ne regrette pas ma mention en L3 (et après). Donc, quoi que tu fasses, fais-le bien ! Quel que soit le travail tu ne regretteras pas d'avoir bien travaillé. ^^ En tout cas, attends-toi à beaucoup d'yeux ébahis et de bouches bées devant la folie complètement aliénée de ton projet. On te demandera si c'est dur le chinois? et pourquoi tu fais ça? etc. etc. Des fois c'est usant, des fois c'est amusant aussi, mais il faut avoir de la hargne et prendre la responsabilité de ses choix. Pas besoin de se justifier ! La caravane passe... 
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« Dernière édition: Mai 11, 2008, 07:55:20 par RJLupin »
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Nebius
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Je fais moi aussi un double cursus pour la deuxième année (Licence de japonais + autre master) et je trouve ça assez difficile parce que la préparation du mémoire demande beaucoup de temps et que le japonais aussi. Cela dit, j'ai fait moi-même une licence de Lettres Modernes (mais c'était juste Lettres Modernes, je connais pas cette filière Lettres + Histoire de l'Art) et le rythme est dans mes souvenirs beaucoup plus tranquille que celui du Master, ça demande beaucoup moins d'investissement personnel. Je pense que ce sera loin d'être inhumain. Pour les débouchés, bien sûr il n'y en a pas beaucoup directement en rapport avec le japonais, mais c'est pareil en Lettres et en Histoire de l'art (je dirais même encore plus en Histoire de l'art  ) Bref, c'est quelque chose de commun à quasiment toute la filière universitaire en fin de compte, tu n'auras pas de débouché assuré, il faut savoir construire son projet professionnel à travers des stages et des spécialisations en Master. J'avais lu un jour qu'un étudiant sur deux commence sa carrière dans un secteur pour lequel il n'a jamais fait d'étude.
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Spoutnik
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Je ne connais pas cette stat, et je ne crois pas qu'on est des chiffres sur ce que deviennent les étudiants passés par le japonais; J'ai entendu parler de 20% étant toujours en contact avec le Japon 5 ans après leur diplôme de licence. Ce qui est sûr, c'est que pour beaucoup le cursus de jap est un marche-pied qui leur permet d'atteindre qq chose à laquelle ils n'auraient jamais pensé avant.
C'est vraiment dur car il n'y a pas de chemin tout tracé. Mais on peut garder espoir: plus que 7% de chomeurs en France. Bientôt même les étudiants auront du travail!
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Main de fer, gant de velours
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Kerberos
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Dogyûn !!
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De toute façon, quand on a le courage de partir à l'aventure de quelque chose, il ne faut pas imaginer tout de suite les résultats. Sinon, on ne fait plus rien.
Des fois, ça marche, des fois, ça marche pas.
Tout ce que l'on peut vraiment donner comme conseil, c'est de foncer et d'avoir des tripes en acier.
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頭なく 無謀にも またやり返す また反逆を (余儀なくされ)せざるを得ない
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Scarlett-O
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RJLupin : C'est sûre que personne dans mon entourage n'a compris que je puisse faire un tel choix. Ca va du "Japonais ? Nan t'es sérieuse là ??" jusqu'au "Ah ça s'enseigne ? Tiens donc.." .. Cette culture est tellement lointaine pour lui que le français moyen a beaucoup de mal à concevoir qu'on puisse s'y intéresser passer le stade du resto sushi et du film de sabres et pire, qu'on puisse en faire un objet d'étude. Concernant la thèse, c'est ce qu'il y a de mieux à faire : trouver un sujet rapprochant le thème de ta filière au japon (tu es dans quelle filière ? ). Il y a même possibilité de décrocher une bourse de voyage auprès de l'ambassade japonaise avec un master et un L3 Jap mais là c'est du haut niveau. Nebius : Ravie de voir que tu suis pratiquement le même parcours que moi ! En fait pour être plus claire, j'ai fait deux années de prépa lettres option histoire de l'art pour finir en L3 histoire de l'art archéologie mineure lettre pendant 1 semestre puis j'ai demandé ma réorientation en L3 lettres modernes. Oui c'est n'importe quoi et j'passe les détails administratifs....... (j'en connais qui se sont suicidés pour moins que ça) Mais c'est ça quand on fait ce que les autres vous conseillent Mais c'est clair que les malheureux littéraires n'ont que très peu de chance de grimper l'échelle sociale s'ils se cantonnent à ce qu'ils apprennent durant leur petit cursus. J'pensais me diriger vers des métiers liés à la culture et aux relations internationales mais un titulaire de BTS info com marketing aura plus de chances d'être engagé comme assistant qu'un bac + 18 lettres sciences humaines anglais japonais russe... (bon j'abuse -_-) Je me dis qu'il est préférable de faire les choses une par une, boucler cette licence, rédiger une thèse mémorable, passer quelques temps au japon, et me taper 2 ans d'un BTS com pour rassurer ma mère que j'partirai un jour de la maison (bon alors je suppose quand même que c'est possible de s'inscrire dans un BTS après avoir obtenu un master ?? Non mais ce système est tellement sadique que j'doute de tout maintenant... ) Sans vouloir être indiscrète, Nebius, t'a déjà pensé à ce que tu aimerai/pourrai en suivant ce parcours ?? Ce qui est certain, c'est que la vie est pleine de surprises et que la plupart du temps les gens finissent par exercer un métier dont ils n'auraient jamais douter. Je pense que si la motivation des gens ne failli pas durant toutes ces années, il se peut que ce métier soit certes surprenant, mais peut-être bien au-delà de tout ce dont ils auraient pu rêver. Cela ne va pas sans sacrifices, surtout à notre âge, mais qui ne fait rien n'a rien. 
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