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Sujet: Taux d'échec etc. (suite de la conversation) (Lu 1034 fois)
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Kerberos
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Dogyûn !!
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Ah mais je sais bien que certains ne seront pas d'accord. La compensation est une mesure qui a l'époque est passée sous la pression des syndics étudiants. Tout comme les copies non-identifiables…
Le réflexe de nombreux profs, dans certaines facs, d'Histoire notamment, a été de sabrer encore plus fort, de manière à rendre certains étudiants incapables de compenser. Voilà un exemple concret pour le coup. Moi, je trouve que c'est inéquitable.
Sur la valeur du diplôme maintenant.
Et bien un diplôme, ça vient valider une aptitude. Si les gens en viennent à penser qu'à tel ou tel endroit, "on rase gratis" (et ce n'est pas le cas de l'Inalco in fine… loin de là), je peux te dire que le diplôme, il fait rire. Et que tu peux repasser pour avoir le job. Un diplôme, ça doit servir à ça d'abord.
Ensuite, certaines personnes peuvent estimer, comme cela a l'air d'être ton cas, qu'il ne faut pas faire une fixation sur les notes. Et tu as raison. Je suis d'accord hein. On ne fait pas du bon travail, si on se contente de ne travailler que pour avoir des "notes". Simplement, venir à la fac, si c'est pour en retirer une qualification, cela passe obligatoirement par l'obtention de diplômes, non ? Je veux dire, en plus de venir pour se "cultiver" quoi. Quand je suis monté à Paris en 1997, considérant ce que ça représentait pour ma famille comme investissement, je ne pouvais pas me dire que je venais juste pour les cours. Je venais là, car je savais que c'était là que j'aurais certes la meilleure formation, mais aussi les diplômes sérieux qui vont avec.
C'est le côté trop "utilitaire" que je fais de l'évaluation qui te dérange ?
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« Dernière édition: Mai 09, 2008, 02:51:45 par Kerberos »
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頭なく 無謀にも またやり返す また反逆を (余儀なくされ)せざるを得ない
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Kerberos
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Dogyûn !!
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Et siouplé les gens, prière de lire les posts "vraiment" et de ne pas y lire ce qu'ils ne disent pas  C'est vous qui ne sentez pas bon en voyant un truc pas clean quand je parle "d'origines sociales diverses". Les classes sociales, ce n'est pas un scoop pour vous, si ? Ce n'est pas un scoop non plus que nous n'avons pas tous les mêmes capacités économiques… Faut vraiment être soi-même pas très propre pour trouver scandaleux d'évoquer le fait que l'université francaise peut intégrer, de fait, une grande partie de la diversité de la jeunesse… contrairement à une majorité d'universités de la planète, notamment au Japon. 
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頭なく 無謀にも またやり返す また反逆を (余儀なくされ)せざるを得ない
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RJLupin
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Par contre, sur la question du fort taux d'échec en général, il faut quand même savoir que le modèle français est ainsi depuis longtemps. On donne accès à la fac à des gens de diverses origines sociales, du fait du faible prix de l'inscription et de la non sélection à l'entrée. Moi, je trouve cela bien. En revanche, le prix à payer est celui d'une sélection massive donc violente, d'une manière ou d'une autre. C'est déjà moins brillant, là… Sans mettre en doute ta bonne foi, je pense tout de même que c'est un manque de tact de mettre les origines sociales et le taux de réussite dans une relation de cause à effet. C'est cela qui a choqué. D'autant qu'on parle ici du niveau à l'entrée en université, qui n'est pas forcément lié à l'origine sociale (je pense que tu fais référence au facteur financier, qui en favorise certains, mais c'était peut-être maladroit dans la formulation).
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Kerberos
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Dogyûn !!
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Bon, bon. Si tous trouvent que ma formulation est brutale, sans doute est-ce le cas. Je veillerai donc à l'avenir à parler avec plus de délicatesse. Il faut bien que je me fasse au ton des forums dans un premier temps.
Je fais une relation entre le fait qu'il est facile de rentrer à la fac et que le monde universitaire francais s'en trouve démographiquement très dense. Et je fais même un jugement de valeur positif sur le fait que je trouve cela bien en soi. Ensuite, je dis que la sélection violente, qui va avec le système, n'est pas brillante. Encore un constat, encore un jugement de valeur, c'est vrai. Je ne dis pas que c'est parce que l'on est fils d'ouvrier que l'on se plante en fac. Vu les moyens financiers de ma famille, je n'aurais d'ailleurs pas pu faire d'études dans un autre pays que la France. Je ne vois vraiment pas en quoi mon raisonnement serait "nauséabond"… Tout de suite les gros mots…
Cela n'engage que moi, on est bien d'accord. Le regard est peut-être trop froidement clinique ? Mais il ne l'est que pour souligner davantage la brutalité du système. Je suis sans doute un peu trop désabusé pour faire preuve de "douceur".
Bref, je dis que la compensation entre les modules, pour moi, cela ne fait qu'agraver la violence de la sélection. Et le niveau d'entrée en fac (pas la sélection, le niveau) joue également dans ce sens.
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« Dernière édition: Mai 09, 2008, 03:57:13 par Kerberos »
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頭なく 無謀にも またやり返す また反逆を (余儀なくされ)せざるを得ない
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eriakai
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Bonjour, Quel sujet passionnant ! Je voulais juste exprimer mon opinion. Je rejoins complètement l'idée de Kerberos pour ma part. Je ne suis aucunement choquée par ses propos "nauséabonds", mais inutile de le défendre car il l'a déjà fait lui-même. Personnellement, je trouve le système français merveilleux. Peut-être ne savez-vous pas à quel point les jeunes japonais moins favorisés doivent galérer après le lycée, simplement parce qu'ils n'ont pas la chance de pouvoir se payer l'université... et même s'ils ont les capacités intellectuelles ! Quand on pense ainsi au nombre d'astrophysiciens tués dans l'oeuf  Sérieusement, comme le disait Kerberos, en France, peu importe tes moyens financiers, tu pourras étudier (pas forcément à Paris, vu les prix du logement, mais ne serait-ce qu'en province où la vie est moins chère), et sortir de ta situation de "miséreux". Après, à chacun d'utiliser son cerveau et de prouver ses capacités. Moi, ce que j'ai envie de dire, c'est que si tu te plantes en japonais, c'est que quelque part t'es pas vraiment fait pour ça... moi-même je me suis réorientée après 2 ans de fac d'anglais, et j'ai enfin trouvé ma voie. Peut-être que ceux qui se rétament en japonais feraient bien de réfléchir et de trouver une voie qui convient mieux à leurs capacités. Et non, ne me criez pas dessus avec des choses du genre "ah, je vois, en gros, si on est nul en japonais, bah on a plus qu'à faire une formation minable c'est ça ?". On peut très bien imaginer quelqu'un qui est nul en japonais être excellent ailleurs et entrer à Polytechnique, parce que je vous vois venir...
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« Dernière édition: Mai 09, 2008, 06:14:57 par eriakai »
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