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Sujet: Dossier / japon : La jeunesse se rebelle (Courrier international - 5/7/07) (Lu 1371 fois)
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ondine.le.cesne
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Journalisée
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Le seul véritable voyage n'est pas d'aller vers d'autres paysages, mais d'avoir d'autres yeux. (MP)
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Pied
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intéressant, et effectivement peu rassurant. Je ne connais aucun freeter, je ne conçois pas particulièrement leurs conditions de vie (même si je vois ce que représentent les salaires indiqués, et la chambre de 4 tatamis et demis (de mémoire, un membre du forum a vécu dans ca, mais en France)).
Toujours est-il que je soutiens la démarche consistant à ouvrir des magasins et aux manifestations pacifiques. J'irai faire un tour dans ce café (ou deux ou trois) quand je retournerai là bas.
P!
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Journalisée
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足! Si je fais si bien l'amour, c'est que je me suis longtemps entraîné tout seul ! [Woody Allen]
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Henny
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J'ai lu l'article en entier. Je ne remets pas en cause ce qui y est dit (le travail est dur et la vie est chère) mais il y a quand même quelques trucs qui me choquent : - AUCUN chiffre ! c'est grave quand même... rien ne nous indique le nombre de ces jeunes qui manifestent, et de ces freeters. Ils sont combien ? 10 ? 100 ? 1 million ? Ca se trouve, il s'agit d'une minorité et en lisant l'article on a l'impression qu'il s'agit de 95% des jeunes. - vous avez lu la description de l'auteure ?
Voilà, je ne remets pas en cause ce qui est dit dans l'article (ni la gravité de la situation) mais je reste légèrement sceptique tant que je n'aurai pas plus de faits. L'article est un peu trop "sentimental" à mon goût pour me convaincre totalement de l'ampleur du phénomène (il ne faut jamais baser sa reflexion à partir d'une source unique...).
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« Dernière édition: Juillet 07, 2007, 12:14:45 par Henny »
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Journalisée
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Errare ursum est !
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UWE Bristol man
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Pas de chiffres, c'est vrai, mais cet article a été écrit en Japonais à l'origine puis traduit en Français par Courrier. Je pense que dans le contexte Japonais, il n'y a pas besoin de chiffres pour se rendre compte de cette réalité.
Ca fait un an que j'habite au Japon, je vais dans le même café très régulèrement et depuis un an je vois une fille qui y travaille, et je suis sûr que ce n'est pas une étudiante qui fait un baito... Dans les Konbini également on voit de plus en plus de gens qui ont la trentaine qui y travaillent, et ce ne sont pas des managers.
J'ai vu lu pas mal d'articles aussi sur les manga-kissa où de plus en plus de gens dorment parce qu'ils ne peuvent pas se payer de loyer...
Je peux comprendre que vous ayez besoin de chiffres pour croire à ce phénomène mais il est bien réel, et il ne faut pas uniquement juger à nos connaissances. Moi je suis à la fac, et si je vois autout de moi, je ne peux bien évidemment pas dire qu'il y a de la misère puisque le souci de mes camarades de classe est de savoir quoi acheter avec leur prochaine paye de baito... mais lorsqu'on vit dans un même quartier pendant longtemps, on finit par voir la pauvreté, les gens qui restent dans les gares jusque tard, ceux qui vont se laver dans les sauna et qui y restent pour dormir, les gens qui prennent des trucs dans les poubelles.
Je ne veux pas faire un portrait misérabiliste du Japon, mais au bout d'un an, ma vision a beaucoup changé et elle se rapproche de cet article.
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Journalisée
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Kime
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J'ai eu moi aussi l'impression d'être en contact avec ces freeters et de percevoir, peut être, un peu de cette misère. Même si, comme le dit Henny, on ne se rend pas bien compte de l'ampleur du phénomène (et c'est vrai que l'article fait un peu dans le pathos), je trouve bien que cette minorité, aussi infime soit elle, tente de se faire entendre. Quoi qu'il en soit, il est bon de se rappeler que le Japon n'est pas un monde utopique, qu'il a ses problèmes, et pas des moindres. J'imagine que vous autres posteurs l'avez compris depuis longtemps, mais dans les couloirs de la fac, on est parfois surpris par des gens qui idéalisent à outrance.
J'irai moi aussi faire un tour dans le café en question.
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Journalisée
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Feyd
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Pour avoir subi quelques mois de freeting avant d'heuresement finir par trouver un emploi stable, j'avoue comprendre ces situations désespérantes, cette impressionde vivre dans un gouffre monétaire ou l'on finit chaque mois avec moins d'argent que le précédent, sans pour autant avoir dépensé plus que le necessaire.
C'est d'ailleurs parce que je ne suis pas japonais que j'ai pu facilement sortir des baito, un peu de matraquage de CVs et puis ça passe et on se rapelle des 3 mois de galère comme une sorte de rite d'initiation. Mais bon je repense à mes "collegues" de l'époque que certains sont plus que trentenaire et je comprend bien leur colère, d'autant plus qu'ils ont beaucoup moins de moyens pour s'en sortir.
En plus vu par un oeil de français, avec un systeme monétaire intérieur basé sur l'euro, entre le moment ou je suis entré à l'inalco et celui ou j'ai commencé à travailler ici, mince à l'époque 1000yens était proche de 10e maintenant de 6. Bref une double impression d'appauvrissement visible.
Courage à ceux qui ont fini cette année et qui se lancent au Japon.
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Journalisée
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"Violence is the last refuge of the incompetent"
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