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Auteur Sujet: Réforme des universités  (Lu 7105 fois)
titetrinity
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Re : Réforme des universités
« Répondre #45 le: Juin 25, 2007, 10:49:49 »

Sur ce dernier point Pied, c'est déjà le cas depuis la réforme LMD, les taux de réussites et autres doivent être communiqués et peuvent servir de base à l'attribution des futures habilitations.
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Re : Réforme des universités
« Répondre #46 le: Juin 27, 2007, 10:43:42 »

Je ne veux pas spécialement ajouter d'huile sur un feu largement éteind, mais je souhairerai quand même rétablir quelque incompréhensions.

Tu as beau avoir des amis qui s'en sortent, ce n'est pas ce que dit l'ensemble de la France.
Les réformes actuelles démontrent bien l'état d'urgence.

Le système n'est pas parfait, je le crois volontier, et y étant largement plongé également, j'en suis assez conscient. J'ai eu aussi mon lot de galères. Il en va de tout le monde ainsi, sauf si on a de la chance (beaucoup).
Mais je t'assure qu'un étudiant qui sort de Master Pro ou Recherche avec une bonne mention n'aura pas plus de galère qu'un élève de "grande école".

D'ailleurs les "grandes écoles" sont aussi le plus souvent parties prenantes dans les formations de Master des facs, en particulier via des cohabilitations, et je pense que c'est une bonne chose.
(et pour rappel aussi, les "grandes écoles" ne sont pas limitées aux formations d'ingénieurs, ce que vous pourrez confirmer par vous même en allant voir ce qui se passe dans les écoles de Jouy en Josas ou du 45 de la rue d'Ulm par exemple).

Citation
Sur les faits d'avoir des écoles qui payent leurs élèves alors que les universitaires se battent pour avoir un droit d'entrée qui n'augmente pas !
Je trouve ca tout simplement débile...

Dans ces écoles, en tout cas celles que je connais, les "élèves" sont des employés de l'état : des fonctionnaires stagiaires. Et, pour un fonctionnaire stagiaire, ne pas entrer dans la fonction publique cela signifie de rembourser les sommes perçues. C'est une avance sur traitement pendant la formation, et pas plus.
Si un jour tu arrive en Master, qu'est-ce que tu pensera si tu te rend compte qu'un de tes camarade de classe est employé par l'IUFM ?
Si tu tombe sur un étudiant qui est en fait un employé en formation continue envoyé par son entreprise ? Où doit-on situer la limite, à ton avis ?  Roll Eyes

Enfin, dénoncer les traitements perçus par une poignée d'élèves (par exemple, en ce qui concerne les ENS toutes sections confondues même les lettres, ça ne doit guère faire plus de 500 personnes d'une classe d'âge)  et la comparer avec les sommes payées à l'inscription par l'ensemble des étudiants de France, cela me semble manquer légèrement de réalisme.   icon_neutral

Changeons de sujet, et pour faire progresser le débat sur une question qui avait été évoquée : les boursiers sur critère sociaux sont exhonérés des frais d'inscriptions et de sécurité sociale (pas de mutuelle) . Pour les bourses sur critères d'excellence (2ème et 3ème cycle), ni exhonération de droits ni de sécurité sociale, autant que je me souvienne. Par contre, en troisième cycle, les bourses de Master 2 sont un peu mieux rétribuées que les bourses sur critères sociaux au meilleur échellon.
En Doctorat, ce ne sont plus des bourses a proprement parler, mais des Contrats de travail à Durée Déterminée "CDD"  (statut d'agent contractuel de l'état pour les "bourses" du ministère de l'éducation nationnale et de la recherche, par exemple, i.e. des contrats de 2 ans prolongeable d'une année supplémentaire). A ma connaissance, il est désormais interdit aux facs françaises de faire une inscription initiale en doctorat pour les étudiants qui n'ont pas obtenu une "bourse" (c'est à dire un contrat de travail).

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titetrinity
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Re : Réforme des universités
« Répondre #47 le: Juin 28, 2007, 12:01:25 »

Citation
En Doctorat, ce ne sont plus des bourses a proprement parler, mais des Contrats de travail à Durée Déterminée "CDD"  (statut d'agent contractuel de l'état pour les "bourses" du ministère de l'éducation nationnale et de la recherche, par exemple, i.e. des contrats de 2 ans prolongeable d'une année supplémentaire). A ma connaissance, il est désormais interdit aux facs françaises de faire une inscription initiale en doctorat pour les étudiants qui n'ont pas obtenu une "bourse" (c'est à dire un contrat de travail).

En doctorat, tu peux être allocataire de recherche ce qui te permet aussi d'être moniteur et dans ce cas tu as effectivement un contrat de travail. Autant il est obligatoire d'être allocataire pour avoir le statut de moniteur, autant il n'est pas obligatoire d'être moniteur quand tu es allocataire même si dans les faits c'est quasi systématique.
Par contre, je pense que tu te trompes sur l'interdiction d'inscription initiale en doctorat. Mon compagnon est doctorant, non boursier et ne bénéficie d'aucun contrat de travail dans notre bel établissement tout comme la grande majorité des doctorants des Langues O' (très peu d'allocataires - moins de 10 par an-).
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Re : Réforme des universités
« Répondre #48 le: Juin 28, 2007, 11:02:28 »

Effectivement, la situation et les modalités de traitements semble assez différentes en troisième cycle entre les matières scientifiques et littéraires.

En doctorat, tu peux être allocataire de recherche ce qui te permet aussi d'être moniteur et dans ce cas tu as effectivement un contrat de travail. Autant il est obligatoire d'être allocataire pour avoir le statut de moniteur, autant il n'est pas obligatoire d'être moniteur quand tu es allocataire même si dans les faits c'est quasi systématique.

En sciences, il est assez difficile d'obtenir un monitorat. D'une part c'est réservé à certains types de bourses de thèses. C'est obligatoire pour les très rares AMN (c'est dans la définition même du contrat), par contre pour les contrat ministère, c'est (à la louche, et d'après mes souvenirs), environt 20% des contrats ministères qui ont la possibilité de faire du monitorat et de mettre un peu de fromage rapé dans les nouilles. Avec ce niveau, en fait cela devient du clientélisme pour l'essentiel (en gros, ça dépend de la longueur du bras et de la bonne volonté du directeur de thèse). Je dirait que c'est en accord avec le nombre de docteurs qui trouveront un poste dans la recherche publique une fois leur thèse soutenue.
Pour les thèses CIFRE (co-habilitées fac-entreprise), le monitorat n'est, à ma connaissance, jamais octroyé, de même que pour la plupart des autres contrats (contrats Région, CFR, etc.).

Citation
Par contre, je pense que tu te trompes sur l'interdiction d'inscription initiale en doctorat. Mon compagnon est doctorant, non boursier et ne bénéficie d'aucun contrat de travail dans notre bel établissement tout comme la grande majorité des doctorants des Langues O' (très peu d'allocataires - moins de 10 par an-).

C'est une pratique qui, a ma connaissance, est interdite en sciences. Mais d'un autre côté, il n'est pas logique qu'un prof d'université ou un chercheur HDR n'ai pas un ou deux étudiants en cours de thèse sous sa coupe. Je suppose que cette pratique permet aux chercheurs et au profs de faire des recherches dans de bonnes conditions, malgré le faible nombre de contrats de thèse. Mais je trouve ça dur pour les étudiants qui font un doctorat dans ces conditions, tant pour la sénérité de leurs travaux, que pour leur expérience de la recherche, et, hélas, leur avenir après la thèse.

Est-ce que tu aurais par hasard des statistiques sur les thèses sans financements, genre pourcentage des thèses soutenues, débouchés des lauréats, etc. ?

On parlait dans ce fil de discussion des formations de haut niveau, mais la formation des docteurs est bien la formation de plus haut niveau qui est délivrée en France, et mis à part quelques affaires lamentables et douloureuses (affaires Tessier, ou Bogdanov), les universités françaises n'ont pas trop rougir du niveau des docteurs qu'elles forment. Dommage seulement que les entreprises françaises ne sachent pas en général les reconnaître à leur valeur, contrairement à ce qui se passe dans presque tout les autres pays.

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Re : Réforme des universités
« Répondre #49 le: Juin 30, 2007, 02:00:17 »

C'est complètement ridicule de ne pas sélectionner à l'entrée en master...

Il fut un temps où la "maîtrise" avait un statut à part entière, mais maintenant, le M1 n'est qu'un demi-diplôme... et ce qu'ils oublient, c'est qu'il y a une sélection assez conséquente à l'entrée en M2!

Nous avons fait en sorte d'harmoniser les cursus pour qu'il y ait Licence, Master, Doctorat, alors pourquoi rester cohérents ? Gardons la sélection en plein milieu d'un diplôme, pour laisser encore plus de gens sur le carreau.  icon_mrgreen

Non, mais j'ai l'impression qu'à l'UNEF, dès qu'ils entendent le mot sélection, ça fait comme un blocage qui empêche toute connexion neuronale.
« Dernière édition: Juin 30, 2007, 02:02:58 par RJLupin » Journalisée
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Re : Réforme des universités
« Répondre #50 le: Juin 30, 2007, 02:08:33 »

C'est complètement ridicule de ne pas sélectionner à l'entrée en master...
Il fut un temps où la "maîtrise" avait un statut à part entière, mais maintenant, le M1 n'est qu'un demi-diplôme...  et ce qu'ils oublient, c'est qu'il y a une sélection assez conséquente à l'entrée en M2!

Je n'osais pas le dire !
Merci pour tous ceux qui vont perdre un an en M1.
C'est malheureux, des gens qui sont censés représenter nos intérêts influent sur les réformes à notre défaveur. Ou peut-être y'a-t-il une explication qui m'échappe ?

« Dernière édition: Juin 30, 2007, 02:10:46 par Kime » Journalisée

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Re : Réforme des universités
« Répondre #51 le: Juin 30, 2007, 02:16:42 »

C'est super qu'on soit d'accord.

J'ai failli ne pas avoir de M2 du tout, alors même que j'ai eu une mention en M1. Pour le reste je ne sais pas, mais en sciences on est environ 50 par M1, et 10-15 par M2, sans compter que beaucoup de gens des cursus médecine, pharmacie, ingénieur et vétérinaire postulent aussi. C'est un peu compliqué, tous ces entretiens, dossiers, et démarches auprès de laboratoires d'accueil pour les stages, et éventuellement une location à chercher, alors qu'on est censés se concentrer sur son rapport et sa soutenance de fin de M1.

Je pense que le gouvernement a accepté d'annuler ce point de la réforme, parce qu'en fin de compte c'est un point assez mineur du point de vue général, et c'est un morceau de sucre pour satisfaire les activistes crédules de l'UNEF... qui ne sont peut-être pour la plupart qu'en licence et ne veulent pas d'une sélection tout de suite  icon_mrgreen
« Dernière édition: Juin 30, 2007, 02:23:12 par RJLupin » Journalisée
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Re : Réforme des universités
« Répondre #52 le: Juin 30, 2007, 03:04:37 »

Ce n'est qu'un morceau de sucre lâché sans combattre paske le véritable enjeu était l'autonomie. Et ils l'ont eu. Obligatoire cette fois, pr toutes les univ. C'est ce qu'ils visaient parce qu'en moins de 5 ans, ça leur permet de se désengager du financement des universités. Tout doucement d'abord, pour essayer de ne pas faire faire une levée de boucliers. Mais dans 10 ans (même pas, 5 ans), si on fait un comparatif avec aujourd'hui, on aura des ''surprises.'' Mais on s'y sera habitués, petit à petit, et ils comptent bien là-dessus.
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Re : Réforme des universités
« Répondre #53 le: Juin 30, 2007, 10:02:20 »

De toute façon, l'Université française allait se casser la figure, donc il était absolument urgent de faire quelque chose... maintenant, wait and see. Il ne peut pas y avoir que du mauvais dans cette réforme. L'Université est un pilier de toute nation civilisée, et si notre président veut rester pour un 2e mandat, il a tout intérêt à ce que ça marche bien, et vite.

Le problème quand les gens s'opposent à une réforme, c'est qu'ils ont rarement de meilleures idées à proposer.
« Dernière édition: Juin 30, 2007, 10:13:09 par RJLupin » Journalisée
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Re : Réforme des universités
« Répondre #54 le: Juin 30, 2007, 10:57:11 »

Citation de: RJ
Le problème quand les gens s'opposent à une réforme, c'est qu'ils ont rarement de meilleures idées à proposer.

si tant est que les gens en question fassent des propositions, ce qui est rarement le cas. leur argumentation s'arrêtant à "c'est nul" et à d'autres arguments dignes d'un PS en fin de vie icon_lol
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Re : Réforme des universités
« Répondre #55 le: Juin 30, 2007, 11:11:12 »

Je me rappelle bien pour les TPE (travaux personnels encadrés) en première.

Du temps où j'entrais au lycée: 'tain, c'est trop nul les TPE, ça nous empêche de bosser les cours, on a le bac à passer nous, et puis ça sert à rien d'abord (etc.)

Six ans plus tard, on enlève les TPE: 'tain, c'est pas juste, c'était trop bien les TPE, c'était un travail d'équipe sur un thème qui nous intéresse, c'était trop enrichissant (etc.)

Bref... les gens s'opposent naturellement au changement  icon_mrgreen



Parenthèse mise à part, j'aimerais bien savoir ce que cette réforme implique concrètement pour l'INALCO, et pour ses étudiants.
« Dernière édition: Juin 30, 2007, 11:15:46 par RJLupin » Journalisée
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Re : Réforme des universités
« Répondre #56 le: Juillet 01, 2007, 02:35:48 »

< J'ai séparé vos messages RJ, kime, pioupiou et jojo. Ils n'étaient pas à la bonne place, ici vous pourrez débattre à loisir de toutes ces réformes ! icon_jap >
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Re : Réforme des universités
« Répondre #57 le: Décembre 02, 2007, 01:57:36 »

Suite du fil La loi Pécresse et l'INALCO

Je récapitule les liens vers la réforme et ses commentaires. Je me permets d'ajouter un message de François Fillon sur la LRU publié sur son blog. Ceci non pas pour refléter quelque conviction de ma part mais pour assurer que les deux camps soient représentés.


Le texte de loi sur légifrance

L'INALCO Face à la LRU Vous y trouverez une analyse dénonçant les effets pervers de la loi
Un article concernant la LRU sur le blog de François Fillon Où le chef du gouvernement défend le texte en question
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