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Auteur
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Sujet: Réforme des universités (Lu 6361 fois)
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titetrinity
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Sur ce dernier point Pied, c'est déjà le cas depuis la réforme LMD, les taux de réussites et autres doivent être communiqués et peuvent servir de base à l'attribution des futures habilitations.
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Journalisée
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avatar by Kness
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luigi
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Je ne veux pas spécialement ajouter d'huile sur un feu largement éteind, mais je souhairerai quand même rétablir quelque incompréhensions. Tu as beau avoir des amis qui s'en sortent, ce n'est pas ce que dit l'ensemble de la France. Les réformes actuelles démontrent bien l'état d'urgence.
Le système n'est pas parfait, je le crois volontier, et y étant largement plongé également, j'en suis assez conscient. J'ai eu aussi mon lot de galères. Il en va de tout le monde ainsi, sauf si on a de la chance (beaucoup). Mais je t'assure qu'un étudiant qui sort de Master Pro ou Recherche avec une bonne mention n'aura pas plus de galère qu'un élève de "grande école". D'ailleurs les "grandes écoles" sont aussi le plus souvent parties prenantes dans les formations de Master des facs, en particulier via des cohabilitations, et je pense que c'est une bonne chose. (et pour rappel aussi, les "grandes écoles" ne sont pas limitées aux formations d'ingénieurs, ce que vous pourrez confirmer par vous même en allant voir ce qui se passe dans les écoles de Jouy en Josas ou du 45 de la rue d'Ulm par exemple). Sur les faits d'avoir des écoles qui payent leurs élèves alors que les universitaires se battent pour avoir un droit d'entrée qui n'augmente pas ! Je trouve ca tout simplement débile...
Dans ces écoles, en tout cas celles que je connais, les "élèves" sont des employés de l'état : des fonctionnaires stagiaires. Et, pour un fonctionnaire stagiaire, ne pas entrer dans la fonction publique cela signifie de rembourser les sommes perçues. C'est une avance sur traitement pendant la formation, et pas plus. Si un jour tu arrive en Master, qu'est-ce que tu pensera si tu te rend compte qu'un de tes camarade de classe est employé par l'IUFM ? Si tu tombe sur un étudiant qui est en fait un employé en formation continue envoyé par son entreprise ? Où doit-on situer la limite, à ton avis ?  Enfin, dénoncer les traitements perçus par une poignée d'élèves (par exemple, en ce qui concerne les ENS toutes sections confondues même les lettres, ça ne doit guère faire plus de 500 personnes d'une classe d'âge) et la comparer avec les sommes payées à l'inscription par l'ensemble des étudiants de France, cela me semble manquer légèrement de réalisme.  Changeons de sujet, et pour faire progresser le débat sur une question qui avait été évoquée : les boursiers sur critère sociaux sont exhonérés des frais d'inscriptions et de sécurité sociale (pas de mutuelle) . Pour les bourses sur critères d'excellence (2ème et 3ème cycle), ni exhonération de droits ni de sécurité sociale, autant que je me souvienne. Par contre, en troisième cycle, les bourses de Master 2 sont un peu mieux rétribuées que les bourses sur critères sociaux au meilleur échellon. En Doctorat, ce ne sont plus des bourses a proprement parler, mais des Contrats de travail à Durée Déterminée "CDD" (statut d'agent contractuel de l'état pour les "bourses" du ministère de l'éducation nationnale et de la recherche, par exemple, i.e. des contrats de 2 ans prolongeable d'une année supplémentaire). A ma connaissance, il est désormais interdit aux facs françaises de faire une inscription initiale en doctorat pour les étudiants qui n'ont pas obtenu une "bourse" (c'est à dire un contrat de travail).
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Journalisée
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titetrinity
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En Doctorat, ce ne sont plus des bourses a proprement parler, mais des Contrats de travail à Durée Déterminée "CDD" (statut d'agent contractuel de l'état pour les "bourses" du ministère de l'éducation nationnale et de la recherche, par exemple, i.e. des contrats de 2 ans prolongeable d'une année supplémentaire). A ma connaissance, il est désormais interdit aux facs françaises de faire une inscription initiale en doctorat pour les étudiants qui n'ont pas obtenu une "bourse" (c'est à dire un contrat de travail). En doctorat, tu peux être allocataire de recherche ce qui te permet aussi d'être moniteur et dans ce cas tu as effectivement un contrat de travail. Autant il est obligatoire d'être allocataire pour avoir le statut de moniteur, autant il n'est pas obligatoire d'être moniteur quand tu es allocataire même si dans les faits c'est quasi systématique. Par contre, je pense que tu te trompes sur l'interdiction d'inscription initiale en doctorat. Mon compagnon est doctorant, non boursier et ne bénéficie d'aucun contrat de travail dans notre bel établissement tout comme la grande majorité des doctorants des Langues O' (très peu d'allocataires - moins de 10 par an-).
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Journalisée
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avatar by Kness
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luigi
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Effectivement, la situation et les modalités de traitements semble assez différentes en troisième cycle entre les matières scientifiques et littéraires. En doctorat, tu peux être allocataire de recherche ce qui te permet aussi d'être moniteur et dans ce cas tu as effectivement un contrat de travail. Autant il est obligatoire d'être allocataire pour avoir le statut de moniteur, autant il n'est pas obligatoire d'être moniteur quand tu es allocataire même si dans les faits c'est quasi systématique.
En sciences, il est assez difficile d'obtenir un monitorat. D'une part c'est réservé à certains types de bourses de thèses. C'est obligatoire pour les très rares AMN (c'est dans la définition même du contrat), par contre pour les contrat ministère, c'est (à la louche, et d'après mes souvenirs), environt 20% des contrats ministères qui ont la possibilité de faire du monitorat et de mettre un peu de fromage rapé dans les nouilles. Avec ce niveau, en fait cela devient du clientélisme pour l'essentiel (en gros, ça dépend de la longueur du bras et de la bonne volonté du directeur de thèse). Je dirait que c'est en accord avec le nombre de docteurs qui trouveront un poste dans la recherche publique une fois leur thèse soutenue. Pour les thèses CIFRE (co-habilitées fac-entreprise), le monitorat n'est, à ma connaissance, jamais octroyé, de même que pour la plupart des autres contrats (contrats Région, CFR, etc.). Par contre, je pense que tu te trompes sur l'interdiction d'inscription initiale en doctorat. Mon compagnon est doctorant, non boursier et ne bénéficie d'aucun contrat de travail dans notre bel établissement tout comme la grande majorité des doctorants des Langues O' (très peu d'allocataires - moins de 10 par an-).
C'est une pratique qui, a ma connaissance, est interdite en sciences. Mais d'un autre côté, il n'est pas logique qu'un prof d'université ou un chercheur HDR n'ai pas un ou deux étudiants en cours de thèse sous sa coupe. Je suppose que cette pratique permet aux chercheurs et au profs de faire des recherches dans de bonnes conditions, malgré le faible nombre de contrats de thèse. Mais je trouve ça dur pour les étudiants qui font un doctorat dans ces conditions, tant pour la sénérité de leurs travaux, que pour leur expérience de la recherche, et, hélas, leur avenir après la thèse. Est-ce que tu aurais par hasard des statistiques sur les thèses sans financements, genre pourcentage des thèses soutenues, débouchés des lauréats, etc. ? On parlait dans ce fil de discussion des formations de haut niveau, mais la formation des docteurs est bien la formation de plus haut niveau qui est délivrée en France, et mis à part quelques affaires lamentables et douloureuses (affaires Tessier, ou Bogdanov), les universités françaises n'ont pas trop rougir du niveau des docteurs qu'elles forment. Dommage seulement que les entreprises françaises ne sachent pas en général les reconnaître à leur valeur, contrairement à ce qui se passe dans presque tout les autres pays.
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Journalisée
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RJLupin
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C'est complètement ridicule de ne pas sélectionner à l'entrée en master... Il fut un temps où la "maîtrise" avait un statut à part entière, mais maintenant, le M1 n'est qu'un demi-diplôme... et ce qu'ils oublient, c'est qu'il y a une sélection assez conséquente à l'entrée en M2! Nous avons fait en sorte d'harmoniser les cursus pour qu'il y ait Licence, Master, Doctorat, alors pourquoi rester cohérents ? Gardons la sélection en plein milieu d'un diplôme, pour laisser encore plus de gens sur le carreau.  Non, mais j'ai l'impression qu'à l'UNEF, dès qu'ils entendent le mot sélection, ça fait comme un blocage qui empêche toute connexion neuronale.
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« Dernière édition: Juin 30, 2007, 02:02:58 par RJLupin »
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Journalisée
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Kime
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C'est complètement ridicule de ne pas sélectionner à l'entrée en master... Il fut un temps où la "maîtrise" avait un statut à part entière, mais maintenant, le M1 n'est qu'un demi-diplôme... et ce qu'ils oublient, c'est qu'il y a une sélection assez conséquente à l'entrée en M2!
Je n'osais pas le dire ! Merci pour tous ceux qui vont perdre un an en M1. C'est malheureux, des gens qui sont censés représenter nos intérêts influent sur les réformes à notre défaveur. Ou peut-être y'a-t-il une explication qui m'échappe ?
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« Dernière édition: Juin 30, 2007, 02:10:46 par Kime »
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Journalisée
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RJLupin
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C'est super qu'on soit d'accord. J'ai failli ne pas avoir de M2 du tout, alors même que j'ai eu une mention en M1. Pour le reste je ne sais pas, mais en sciences on est environ 50 par M1, et 10-15 par M2, sans compter que beaucoup de gens des cursus médecine, pharmacie, ingénieur et vétérinaire postulent aussi. C'est un peu compliqué, tous ces entretiens, dossiers, et démarches auprès de laboratoires d'accueil pour les stages, et éventuellement une location à chercher, alors qu'on est censés se concentrer sur son rapport et sa soutenance de fin de M1. Je pense que le gouvernement a accepté d'annuler ce point de la réforme, parce qu'en fin de compte c'est un point assez mineur du point de vue général, et c'est un morceau de sucre pour satisfaire les activistes crédules de l'UNEF... qui ne sont peut-être pour la plupart qu'en licence et ne veulent pas d'une sélection tout de suite 
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« Dernière édition: Juin 30, 2007, 02:23:12 par RJLupin »
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Journalisée
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pioupiou
Junior

Hors ligne
Messages: 75
Nouveau
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Ce n'est qu'un morceau de sucre lâché sans combattre paske le véritable enjeu était l'autonomie. Et ils l'ont eu. Obligatoire cette fois, pr toutes les univ. C'est ce qu'ils visaient parce qu'en moins de 5 ans, ça leur permet de se désengager du financement des universités. Tout doucement d'abord, pour essayer de ne pas faire faire une levée de boucliers. Mais dans 10 ans (même pas, 5 ans), si on fait un comparatif avec aujourd'hui, on aura des ''surprises.'' Mais on s'y sera habitués, petit à petit, et ils comptent bien là-dessus.
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Journalisée
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RJLupin
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De toute façon, l'Université française allait se casser la figure, donc il était absolument urgent de faire quelque chose... maintenant, wait and see. Il ne peut pas y avoir que du mauvais dans cette réforme. L'Université est un pilier de toute nation civilisée, et si notre président veut rester pour un 2e mandat, il a tout intérêt à ce que ça marche bien, et vite.
Le problème quand les gens s'opposent à une réforme, c'est qu'ils ont rarement de meilleures idées à proposer.
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« Dernière édition: Juin 30, 2007, 10:13:09 par RJLupin »
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Journalisée
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jojo-kun
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Le problème quand les gens s'opposent à une réforme, c'est qu'ils ont rarement de meilleures idées à proposer.
si tant est que les gens en question fassent des propositions, ce qui est rarement le cas. leur argumentation s'arrêtant à "c'est nul" et à d'autres arguments dignes d'un PS en fin de vie 
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Journalisée
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RJLupin
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Je me rappelle bien pour les TPE (travaux personnels encadrés) en première. Du temps où j'entrais au lycée: 'tain, c'est trop nul les TPE, ça nous empêche de bosser les cours, on a le bac à passer nous, et puis ça sert à rien d'abord (etc.)Six ans plus tard, on enlève les TPE: 'tain, c'est pas juste, c'était trop bien les TPE, c'était un travail d'équipe sur un thème qui nous intéresse, c'était trop enrichissant (etc.)Bref... les gens s'opposent naturellement au changement  Parenthèse mise à part, j'aimerais bien savoir ce que cette réforme implique concrètement pour l'INALCO, et pour ses étudiants.
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« Dernière édition: Juin 30, 2007, 11:15:46 par RJLupin »
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Journalisée
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]YaZ[
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< J'ai séparé vos messages RJ, kime, pioupiou et jojo. Ils n'étaient pas à la bonne place, ici vous pourrez débattre à loisir de toutes ces réformes ! >
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Journalisée
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¤¤¤¤ SIAMO NOI SIAMO NOI CAMPIONI DEL MONDO SIAMO NOI ! ! ! ! ! ! ! ! ! ¤¤¤¤
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