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Sujet: Réforme des universités (Lu 6307 fois)
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titetrinity
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Bon, je prend le risque de poster ici quelques infos qui pourraient intéresser certains d'entre vous, notamment ceux qui se destinent à l'enseignement supérieur ou qui s'intéressent au devenir de l'université en général. Sans tomber dans le côté "il ne faut pas toucher à la fac, c'est très bien comme ça", vu que nous savons tous qu'un bon paquet de modifications sont nécessaires, je reste tout de même dubitative lorsque je vois ce qui est en préparation (et je trouve même ça dangereux pour certains aspects). Alors pour se faire une idée: - Des articles parus dans le Monde aujourd'hui : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-925793@51-917472,0.htmlhttp://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-925811@51-917472,0.html- Un communiqué des associations et syndicats de l'enseignement supérieur Communiqué des organisations syndicales et associations de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du 15 juin
Le gouvernement fait le forcing pour présenter au parlement un projet de loi sur « la gouvernance et l'autonomie » des universités dès juillet. Les grandes lignes de cette réforme sont connues: conseils d'administration des universités limités à 20 membres dont une forte part de nommés, renforcement des pouvoirs des présidents d'universités pour recruter les personnels, moduler les rémunérations, les charges d’enseignement, pour disposer du patrimoine immobilier, diversifier leurs financements en développant des partenariats avec les acteurs économiques, etc. Cette loi ouvrirait la porte au désengagement de l’Etat et à la remise en cause des missions des organismes nationaux de recherche publique, menacés d’être transformés en agences de moyens. La prétendue « autonomie » renforcée risque de faire reculer l’expression collégiale de la démocratie, de faire exploser le statut des personnels et le service public d'enseignement supérieur et de recherche. Ces orientations tournent le dos aux besoins de la société, aux aspirations des étudiants et des personnels. Le calendrier retenu ne permet ni un débat sur les contenus et les priorités d’une réforme de l’université, ni une véritable négociation avec la communauté universitaire et les organisations syndicales. Les organisations signataires demandent solennellement que la loi ne soit pas soumise dans la précipitation au cours de la prochaine session parlementaire exceptionnelle au mois de juillet. Les premières réunions au ministère ont confirmé nos craintes quant à une « concertation » bâclée : aucun document n’a été remis par le ministère. Les mesures en préparation ne font l’objet d’aucun consensus global. Le gouvernement n’a pas davantage répondu à notre demande d’adoption rapide d’un collectif budgétaire significatif pour assurer la réussite des étudiants et le rayonnement de la recherche publique. Nous ne pouvons accepter que le gouvernement conditionne une éventuelle augmentation budgétaire à un consensus sur sa réforme. Les organisations syndicales de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et SLR appellent leurs structures locales à organiser ensemble, dès maintenant, des réunions d'information et à porter les revendications des personnels et des étudiants dans tous les débats, au niveau local et national, y compris dans les Assises de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche qui sont en préparation.
UNEF - SLR (Sauvons La Recherche) FSU : SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP UNSA: SUP’Recherche, SNPTES, A&I CGT: SNTRS, FERC-Sup, CGT-INRA SOLIDAIRES :SUD-Education, SUD-Etudiant, SUD-Recherche-EPST - Le site web où l'on peut consulter le pré-projet : http://www.snesup.fr/- Les sites de syndicats étudiants : - FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) http://www.fage.asso.fr/accueil1.php - UNEF (Union nationale des étudiants de France) http://www.unef.fr/ - UNI http://www.uni.asso.fr/Vous remarquerez que j'ai mis le site du syndicat étudiant UNI pour que vous puissiez avoir un peu toutes les versions. A vous de juger et de débattre...
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Journalisée
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avatar by Kness
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mayster
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Hé bé, je savais qu'ils voulaient faire du changement mais pas à ce point là. en tous cas, c'est bien d'être informé.
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Journalisée
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petite chambre 10 m² XVIII à louer. mp-moi.
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pioupiou
Junior

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Sélection après la licence, oui pourquoi pas, mais alors les autres auront perdu 3 ans pr rien vu qu'une licence ne vaut rien. Et ceux qui veulent simplement suivre le cursus pour le plaisir et qui n'ont pas accès à l'audition libre ? Et ceux qui sont seulement moyens mais qui bossent à fond, en s'en fiche un peu aussi hein...
Et bien sûr, augmentation des droits d'inscriptions en vue à plus ou moins court terme. Mais oui, enfin, les étudiants n'ont qu'à s'endetter jusqu'au cou pour leurs études, déjà qu'il y en a qui dorment sous les pont pask'ils n'ont pas les moyens de se payer un logement...
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Journalisée
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titetrinity
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Paru dans Libération aujourd'hui : La réforme des universités déjà mise au piquet Etudiants et enseignants dénoncent une fausse «concertation». Par Sylvestre HUET, Véronique SOULE QUOTIDIEN : jeudi 21 juin 2007
La réforme «peut-être la plus importante de la législature» risque d'être une bombe à retardement. La quasi-totalité des organisations enseignantes et étudiantes est montée au créneau hier pour dénoncer l'avant-projet de loi sur l'autonomie des universités. Les propos de Sarkozy, considérant la loi acquise devant les parlementaires, n'ont guère fait baisser la tension.
Point sensible. «Nous l'avons promis, nous la ferons, a clamé le chef de l'Etat. Chaque université pourra choisir de rester dans l'ancien système qui est paralysé ou d'adopter un nouveau statut fondé sur le principe de la liberté. [...]Ceux qui choisissent le nouveau statut recevront des moyens supplémentaires.» Nicolas Sarkozy a touché là un point sensible : pour pratiquement toutes les parties prenantes, laisser le président de l'université choisir son statut revient à faire sauter le service public avec des établissements à plusieurs vitesses. Le projet comporte des mesures obligatoires qui doivent être mises en place d'ici six mois : élection des présidents pour un mandat de quatre ans renouvelable, un conseil d'administration restreint à vingt personnes dont trois étudiants, création d'un comité ad hoc pour recruter les enseignants. En «option», les universités peuvent aussi demander à gérer leur budget et devenir propriétaires de leurs locaux. Le président de l'Unef, Bruno Julliard, s'est dit «abasourdi» par la volonté du Président de «passer en force». «Valérie Pécresse [la ministre de l'Enseignement supérieur, ndlr] était prête à discuter», mais Nicolas Sarkozy, qui a aussi rappelé sa volonté de faire voter la loi durant la session parlementaire d'été, «met de l'huile sur le feu». L'Unef menace d'une mobilisation à la rentrée si le texte n'est pas profondément modifié. Il lui reproche d'instaurer une sélection de fait au niveau du master bac + 4 , une autre à l'entrée de l'université avec les «préinscriptions», et de diminuer la représentation étudiante au CA. Tous mettent aussi en cause la méthode de la «concertation». «Au début [le 22 mai], au sein des groupes de travail, nous n'avions pas de texte et nous disions notre avis ; puis nous avons réclamé un texte, et quand nous l'avons eu il était trop tard pour en discuter», résume Jean Fabbri, le secrétaire général du Snesup.
Au bout du rouleau. Pour Bertrand Monthubert du collectif Sauvons la recherche, «l'urgence c'était de réparer les salles où je ferai cours en septembre et les toilettes. Mais au lieu de nous annoncer un collectif budgétaire répondant aux besoins criants des universités, le gouvernement impose une réforme précipitée de l'autonomie... de leurs présidents». Le mathématicien reconnaît que «le système actuel est au bout du rouleau», mais pointe des risques majeurs : «La prise de contrôle de l'université et de son recrutement par un clan local», le recrutement d'enseignants «sur des CDD à forte charge de service», le caractère hypothétique des «ressources propres qui vont inciter à privilégier la recherche coûteuse et à la mode...»
Mouais... pas réjouissant. Outre les histoires de sélections (à la rigueur, ça peut se défendre), c'est les nouveaux modes de gestions qui me font peur. Toute puissance au président de l'université, recrutements d'enseignants compris. Dans le monde des Bisounours, pourquoi pas, sauf qu'on n'y est vraiment pas.
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Journalisée
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avatar by Kness
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Seishin
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Oui, finalement, nous allons adopter un système se rapprochant des systèmes anglais/américain qui sont les meilleurs aux mondes... Mais c'est évident, qu'il ne faut pas faire les choses n'importes comment. Les universités Japonaises sont riche, mais les droits d'inscriptions exorbitant, et le niveau relativement minable. On ne peut pas demandé a l'état de subvenir a tous les besoins des universités. En terme de recherche par exemple, cela coûterais beaucoup trop cher. Augmenter les droits d'inscription, ce n'est pas forcement une mauvaise chose. Mais bien sur, il faudrait des aides spéciale pour les gens ne pouvant pas payer. Je me rappel, dans mon lycée, privé, on payait en fonction de la tranche d'impôt de nos parent... Ce qui était relativement juste je trouve! Et on bénéficiais du meilleurs équipement scientifique en lycée de toute la région; ce qui n'empêchait pas des jeunes défavorisé de venir (lycée catho, très ouvert) Changer les choses, donner du pouvoir aux universités, de la flexibilité, et du financement privé, c'est un passage obligatoire, si on veut remonté le niveau de nos universités. Mais cela passe pas beaucoup de nouvelle mesure, et les choses, si elle sont mal faite, pourrait être catastrophique! Il est important que les valeurs françaises d’égalité soit respecter, et garantis contrairement aux USA/Grande Bretagne… Pour le moment, ce qui est annoncé me paraît pas trop mal, mais je trouve que cela manque « d’encadrement ». En tout cas, j’espère que ça se fera dans le bon sens ! 
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« Dernière édition: Juin 21, 2007, 12:12:15 par Seishin »
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Journalisée
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«A trop s'inquiéter de ce que sera un enfant demain, on oublie de s'en occuper aujourd'hui.»
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kamegami
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Les universités Japonaises sont riche, mais les droits d'inscriptions exorbitant, et le niveau relativement minable.
Anecdote qui est passé au journal en france sur les universitées japonaises, elles sont en voie de désertification, genre le cour le plus chargé de l'univesité de nara est un cour magistrale de 20 personne à peu prêt, leur système commence à leur jouer des tour semblerait. (le reportage était appuyé par une interview d'un proffesseur il me semble) Sinon ce qui me fait surtout peur dans cette loi c'est effectivement la "liberté" qui sera donnée aux président d'université et le peu de représentant étudiant au CA. J'aimerais jsute avoir des garanties, ... en gros, liberté ok mais jusqu'à un certain point.
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Journalisée
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La plupart du temps, les problèmes d'un ordinateur viennent du périphérique situé entre le clavier et la chaise.
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titetrinity
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La fiche d'imposition des parents comme critère d'évaluation des prix d'inscriptions, ça me fait doucement rigoler. Entre ceux qui ont une super fiche d'impôts mais qui pour des raisons X ou Y ont du mal à boucler les fins de mois et ceux qui vont refuser de payer pour une formation par très porteuse niveaux débouchés pro, va y en avoir des étudiants sur le carreau. Et puis faut encore voir à quoi va servir l'argent ainsi récolté. Si c'est pour servir de variable d'ajustement à des budgets mal gérés, non merci. Si c'est pour améliorer les supports pédagogiques, l'encadrement des étudiants et les conditions d'études (locaux etc.), là ok ça se défend. Mais j'ai vraiment l'impression (confirmée par ailleurs en d'autres temps et d'autres lieux) que c'est la 1ère proposition qui est dans la tête des présidents de fac. Et sinon, je rejoins kamegami, moins d'étudiants dans les CA, plus de personnalités extérieures nommées par le ministère et un recrutement d'enseignants laissé libre, ça c'est vraiment inquiétant. Comme le disait un membre du SNESUP, on va se trouver dans des cas de figures où des physiciens seront habilités à recruter des philosophes (c'est exagéré mais pas tant que ça).
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Journalisée
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avatar by Kness
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pioupiou
Junior

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Y'a aussi les étudiants qui, avec pourtant un même revenu dispo de base, vont devoir payer logement et nourriture pask'ils ne vivent plus chez leurs parents à 600 km de distance, et ceux qui habitent toujours chez leurs parents et n'ont pas de bouffe à payer. Payer plus de frais d'inscriptions n'aura pas forcément le même impact dans tous les foyers. Et si on prend en considération que le revenu de base sans se préoccuper de la situation effective de l'étudiant, ceux qui sont déjà limites à cause des frais de logement etc... vont vraiment avoir des problèmes.
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Journalisée
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titetrinity
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On est bien d'accord....
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Journalisée
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avatar by Kness
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Yoroi
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Oui, finalement, nous allons adopter un système se rapprochant des systèmes anglais/américain qui sont les meilleurs aux mondes... C'est completement faux, jamais les universités américaines et anglaises sont les meilleures au monde ! Ils sont juste appuyés par des entreprises qui sont multinationales donc un très gros budget. Le critère du classement mondiale fait par Shanghai est completement bidon. Surtout que le niveau global des universitaires américains n'est pas si bon... Il faut garder à l'esprit qu'en France l'université doit etre ouverte à tous le monde et avec un droit d'entrée accessible a toutes les bourses ! Quand je vois que la pseudo élite de certaines grandes écoles sont payé pour faire leur études... Alors qu'on voit des universités en France totalement surchargés, et inutile pour une entrée dans une entreprise. L'université sert a former des profs ou des chercheurs. l'entreprise et l'université ne sont pas liée pour l'insertion d'un jeune diplomé en entreprise. Le choix d'un cursus en France est trop flou, comparé aux universités anglophones. Le budget de l'état français consacré aux facs par rapport aux lycées sont risibles. Tu cherches un taf autant faire une école supérieur... Moi je pense qu'il faut un sponsoring de grandes entreprises, un budget correct de l'état, et un travail de spécialisation du domaine choisi.
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Journalisée
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Pied
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Quand je vois que la pseudo élite de certaines grandes écoles sont payé pour faire leur études... Alors qu'on voit des universités en France totalement surchargés, et inutile pour une entrée dans une entreprise.
Pour avoir fait un M2 avec des polytechniciens et des normaliens, je t'assure que le "pseudo" devant élite n'a rien à faire là. Les compétences sont au rendez vous, et ça peut surprendre. Comme ces élèves qui récupèrent les cours avant l'exam sans jamais être venu, et qui majorent en découvrant la matière en faisant l'exam... Pour ce qui est du modèle nord américain, j'ai testé au Japon (Tôhoku Daigaku) et au Canada (présentement Université de Montréal, avec tourisme hebdomadaire à McGill). Il faut savoir que là bas, les M2 ne sont pas nécessaires pour obtenir un emploi, alors que la licence généraliste (pas la pro, donc) française n'offre quasimment pas d'emploi à la clef. Quand on fait un master recherche aux US ou au Japon, on a en gros peu de cours et un mémoire à rédiger (ou une recherche à effectuer. Comme en lettres en France je crois). On vit dans un labo. Et il y a en fait très peu de monde au dela de la licence. Ici (Canada) ce qu'il y a de bien, c'est qu'on paye au cours qu'on suit. Ce qui est moins bien, c'est qu'on paye cher. Mais il y a quelquechose de fantastique : on peut suivre des cours l'été et finir plus tôt ses études ! Pour ce qui est de "suivre des cours pour le plaisir", il faut se dire que le prof ne fait pas cours pour le plaisir lui. Même, la tâche d'enseignement prend du temps sur la recherche. Je pense qu'on pourra à terme avoir des professionels qui enseigneront dans les filières professionelles, ainsi que dans les BTS et IUTs. Enfin, vu qu'une bonne partie des étudiants ici ne connait que Dauphine, allez faire un tour à Jussieu ou dans d'autres facs, observez les locaux délabrés, le matériel qui ne marche pas, les dégradations diverses et variées... Ici, toujours au Canada, mais aussi aux USA, des sociétés investissent dans les universités, payent les locaux... On a un pavillon Jean Coutu (un drugstore très répandu), y'a un amphi Bill Gates (à Berkeley je crois)... Ca fait pas pour autant des diplômés tatoués par l'entreprise. On parle d'université, pas d'école. L'enseignement est toujours théorique et fondamental. Mais c'est aussi bien, pour ceux qui aspirent à un emploi en entreprise, de pouvoir être formé à certains outils utilisés dans la vie courante. Car bien souvent, l'établissement n'a pas les moyens de s'offrir des licences pour les technologies étudiés. Enfin, je crois pas qu'il y ait de gros risques d'introduction d'entreprise dans les filières littéraires... Personnellement, je me réjouis d'une réforme de l'université, et j'espère que ça mènera à sa revalorisation. P!
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Journalisée
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足! Si je fais si bien l'amour, c'est que je me suis longtemps entraîné tout seul ! [Woody Allen]
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Seishin
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La fiche d'imposition des parents comme critère d'évaluation des prix d'inscriptions, ça me fait doucement rigoler. Entre ceux qui ont une super fiche d'impôts mais qui pour des raisons X ou Y ont du mal à boucler les fins de mois et ceux qui vont refuser de payer pour une formation par très porteuse niveaux débouchés pro, va y en avoir des étudiants sur le carreau. Et puis faut encore voir à quoi va servir l'argent ainsi récolté. Si c'est pour servir de variable d'ajustement à des budgets mal gérés, non merci. Si c'est pour améliorer les supports pédagogiques, l'encadrement des étudiants et les conditions d'études (locaux etc.), là ok ça se défend. Mais j'ai vraiment l'impression (confirmée par ailleurs en d'autres temps et d'autres lieux) que c'est la 1ère proposition qui est dans la tête des présidents de fac. Et sinon, je rejoins kamegami, moins d'étudiants dans les CA, plus de personnalités extérieures nommées par le ministère et un recrutement d'enseignants laissé libre, ça c'est vraiment inquiétant. Comme le disait un membre du SNESUP, on va se trouver dans des cas de figures où des physiciens seront habilités à recruter des philosophes (c'est exagéré mais pas tant que ça).
Ya aucun argument là dedans... Mon argument est très concret, le lycée dans lequel j'était (catho je reprecise) accueillait aussi bien des jeunes défavorisés que riche... La discipline était certes de rigueur, et on se faisais vite mettre dehors, mais cela marche trés bien. L'argent est bien sur utilisé pour amélioré globalement l'équipement (équipement de pointe partout) pour restauré le bâtiment (L'école entière est dans l'ancienne abbaye de Tours) et surtout, pour des fonds d'aide aux élèves. Sur un totale de 2000 élèves, et moins de la moitié a la cantine, et le tout repartis en 5 centres de gestions (primaire, collège, lycée, lycée pro, et gestion de l'administration) qui connaissent parfaitement les élèves, et leurs parents ! Les élèves sont accompagnés jusqu'au bout, c'est a dire, jusqu'a ce qu'il trouve une place en enseignement supérieur, et les responsables sont toujours prés a faire du forcing pour aider les élèves qui le mérite! Sachant que ce bahut était bien sur, sous contrat avec l'état, que tout était transparent, et que le financement fonctionnel vient de l'état (les profs, et l'administration sont payé par l'état...) Bref, c'est une illustration, de "semi-privatisation" bien faite, et bien encadré ! Bien sur, le problème n'est pas exactement le même a la Fac, mais c'est illustration comme une autre. Pour kamegami > Tu est déjà aller a Nara ? C'est très touristique, mais tu enlève les touristes, et il n'y a plus personne! Enfin, sans exagérer, c'est une petite ville Nara, et pas du tout universitaire, étant donné que Kyoto et Osaka, très proche (oui 1H de train pour y aller ça fait peur a personne là bas) ont de super université. Même si les universités Japonaises ne manquent, elle, pas d'argent, elle ont d'autre gros problème. C'est pour ça que j'en ai parlé. La reforme oui, mais pas n'importe comment non plus! Une bonne mesure peut être mauvaise si mal appliquer, et une mauvaise mesure, peut être bonne si appliquer dans des cas restreint ! Bref, esperons... parcequ'en France, on est pas des champions de la reforme...
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Journalisée
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«A trop s'inquiéter de ce que sera un enfant demain, on oublie de s'en occuper aujourd'hui.»
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Perrinette
Nouveau
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Je ramène vaguement ma fraise, quoique ce ne soit pas forcément très constructif. . .
D'abord, il faut savoir que même si c'était illégal jusque là, de grands centres universitaires comme la fac de nanterre pratique déjà la selection après licence pour l'entrée en M1 depuis un bout. . . en sociologie-ethnologie tout particulièrement puisque c'est une excellente fac pour le faire et qu'elle est très demandée en master. Mais le fait est que c'est illégal, comme les droits d'inscriptions exorbitant que demandait certaines fac à la rentrée 2006 (d'ailleurs, avez-vous jamais eu accès à un compte rendu des CA en tant qu'étudiants justifiant de la gestion de cet argent ?), mais rien n'a été fait, laissant déjà présager cette réforme.
Je fais partie des étudiants trop riches pour avoir droit à une bourse et trop pauvres pour pouvoir s'en sortir financièrement. L'an prochain, mes parents doivent être expulsés de l'endroit ou nous vivons, et ils n'ont pas assez d'argent pour reloger toute la famille en région parisienne, d'où la nécessité pour moi de passer en seconde année (en région parisienne, les premières années ne sont pas prioritaires sur les listes CROUS pour le logement étudiant, trop d'étudiants de province s'inscrivait à n'importe quoi juste pour pouvoir vivre à Paris. . .) Pour moi, les inscriptions + carte de transport + livres sont un gros investissement. L'idée que les frais d'inscription puissent augmentés m'amène à me poser certaines question quant à notre statut :
-En début d'année, on nous avait expliqué que si nous étions si nombreux c'est que l'INALCO inscrivait le maximum d'élèves possible, car l'état ne finançait qu'à hauteur de 30cts/an/élève. L'INALCO n'est pas une fac et jusque là ne desservait pas un diplôme d'état. . . alors, a-t-elle un statut de fac ? Reçoit-elle la même somme d'argent par élève que le reste des fac de France ? L'argent que l'INALCO doit dépenser en location de locaux est-il pris en compte par l'état par rapport à d'autres fac possédant leurs propres locaux ?
- Ne trouvez-vous pas dangereux que la qualité du personnel enseignant de chaque fac puisse dépendre d ela qualité de l'équipe qui l'embauche, comme pour une entreprise ? Si cette qualité de personnel se justifie dans une entreprise par la concurrence, que coryez vous qu'il adviendra quand des universités PUBLIQUES entreront en concurrence par leur qualité ? Pensez-vous qu'ils soient possible de se retrouver, comme dans certaines universités américaines, avec des équipes de professeurs ne présentant qu'un seul point de vue sur un sujet, qu'une université n'embauche que des professeurs partageant certaines idées et donc où aucun débat n'est possible ? Les cas de professeurs licenciés pour désaccord avec leur université existant déjà en France. . .
Ne pensez-vous pas que celà puisse remettre en cause le statut de "diplôme national" ? ? ?
-En moyenne, étant donné les effectifs et le nombre d'heure de cours, on considère qu'un élève de classe prépa coute environ 12000 euros à l'état, contre 6300 pour un élève de fac. De plus, les élèves de prépa et des grandes écoles sont "sponsorisés" par des grandes entreprises qui leur font du gringue (don de matériel informatique, de papier pour les écoles d'art importantes. . . ), ce qui est rarement le cas des élèves de Fac. Trouvez-vous normal que cette réforme ne concerne que les budgets des facs et pas ceux de ces écoles ? Nous savons tous qu'en classe préparatoire, la proportions d'étudiants qui ne font pas trois repas par jour pour raison financière est beaucoup moins importante qu'en fac. (et qu'on ne vienne pas me parler de la petite part qui arrive à suivre une prépa dans ces conditions désastreuses comme d'une généralité du "c'est possible", on tombera au moins d'accord sur le fait qu'un étudiant dans ce cas n'a vraiment pas les mêmes chances de réussite !)
Trouvez-vous normal donc de demander à cette part d'étudiants pauvres, de plus en plus nombreux en France, de s'investir encore plus, d'aligner les jobs alors qu'un étudiant de prépa qui aura bien moins de mal à trouver un job après sa grande école (merci le journal des anciens élèves) n'aura rien de plus à débourser ?
un élève de fac = 6300 euros = ce qu'investit le BDE de l'INT dans sa soirée d'investiture pour faire open-bar. . .
Moi, ça me met très en colère cette réforme. Je commence a en avoir un peu marre qu'on demande toujours à ceux qui sont le plus défavorisés de faire des efforts dans ce pays, sans répartir l'effort. L'éducation à double vitesse, l'inégalité face au droit d'inscription, puis l'inégalité face aux conditions d'études (qui ont toujours existées et qui existeront toujours, mais qui atteignent vraiment leur paroxysme), ça ne corrsepond pas aux valeurs de liberté d'égalité et de fraternité que je veux pour mon pays.
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« Dernière édition: Juin 22, 2007, 07:11:54 par Perrinette »
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Journalisée
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jojo-kun
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juste une petite question :
trouvez-vous normal que des étudiants plein de frics (pour une raison ou pour une autre) se permettent de faire grève au nom de tous et de bloquer les facs au détriment de ceux bien souvent dans la merle (désolé) ou d'étudiants étrangers qui rament pour s'en sortir et qui bien souvent foire une année à cause d'eux ? je prends comme exemple les manifs anti CPE de l'an dernier où l'on avait des "fils de bourges" qui bloquaient les facs, limite par plaisir, et qui détruisaient tout (regarder l'état de la Sorbonne par exemple)......
j'avoue personnellement que ceci m'interpelle depuis pas mal de temps, alors j'aimerai que l'on me donne une réponse car là, quand je vois cela, je suis perdu.
au fait, l'inalco a été bloqué l'an dernier pendant le CPE ?
ps : désolé pour les écarts de langages, je laisse aux modos le soin de les corriger si besoin est.
merci
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Journalisée
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luigi
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Bon, désolé d'intervenir, mais il y a des choses que je ne peux pas laisser dire. Quand je vois que la pseudo élite de certaines grandes écoles sont payé pour faire leur études...
Je fais parti des sales gamins gatés qui ont été payé pour faire leurs études. Mais bon, mon père était petit technicien avec un CAP d'électricien pour seul diplome, il gagnait guère plus du SMIC. J'étais boursier (ce qui, jusqu'au lycée ne représente pas grand chose), jusqu'à mon entrée dans ladite école. Je te rassure, je ne conteste pas le mot pseudo-élite, car j'ai parfaitement conscience de ma relative médiocrité : je ne suis qu'un petit chercheur. Par contre, je ne vois pas ce qui te traumatise dans le fait de payer des étudiants sur "critère d'excellence". Je sais que les mots "critère d'excellence" peuvent avoir plusieurs significations et ont tendance a être considérés comme des gros mots, mais là, c'est relativement simple : c'est le classement à un concours public, complètement gratuit et auquel tout le monde peut se présenter (le seul critère est l'âge et d'être citoyen de l'UE). Si tu en a tellement envie, je ne vois pas ce qui t'empèche d'aller demander un dossier d'inscription l'année prochaine. Ca te permettra de tester  Le critère est donc vérifiable et sans appel pour quiconque. C'est un critère qui a ses défauts, qui n'est pas parfait, mais qui est pragmatique et en adéquation avec les réalités de la société et avec ses besoins. Enfin, je ne sais pas si tu es au courant, mais l'état ne paye pas tes études pour les beaux yeux d'un élève : tu t'engage a rester au service de l'état pour 10 ans, avec un joli contrat en bonne et due forme. Donc, si tu t'engage dans une de ces écoles, tu as intéret à savoir te projeter à plusieurs années et a avoir un projet professionnel solide et bien pensé, sinon il faut rembourser l'état des sommes versées (plus de 50k€ dans mon cas, ce qui est déjà une somme importante). Alors qu'on voit des universités en France totalement surchargés, et inutile pour une entrée dans une entreprise.
Il faudra que j'aille en parler avec mes amis qui ont fait la fac et qui travaillent aujourd'hui comme ingénieur, à commencer par mon frère...  L'université sert a former des profs ou des chercheurs. l'entreprise et l'université ne sont pas liée pour l'insertion d'un jeune diplomé en entreprise. Le choix d'un cursus en France est trop flou, comparé aux universités anglophones.
 Non, l'université ne sert pas à former des profs ou des chercheurs. C'est une partie très marginale des étudiants de fac qui deviennent profs ou chercheurs. Si tu cherches des écoles qui forment à 95% des profs et des chercheurs, je peux te conseiller, si tu veux. < Modération : Tout le monde apparemment n'apprécie pas cet humour. >Pour ce qui est de "suivre des cours pour le plaisir", il faut se dire que le prof ne fait pas cours pour le plaisir lui. Même, la tâche d'enseignement prend du temps sur la recherche. Je pense qu'on pourra à terme avoir des professionels qui enseigneront dans les filières professionelles, ainsi que dans les BTS et IUTs.
Juste pour attirer aussi l'attention là dessus. Faire de la recherche ne se fait pas dans le vide, et surement pas tout seul. Je suis chercheur à 100%, mais je suis aussi (de manière marginale) chargé de cours dans 2 modules de M2. Quand j'étais étudiant (en dehors de l'INALCO s'entend), je pensais comme toi, mais, je me trompais : il est absolument nécessaire pour un bon chercheur de donner un minimum de cours, d'une part pour se rappeler comment faire passer de l'information à un public qui n'a pas le background scientifique de ses collègues de boulot, et d'autre part, parce qu'un chercheur doit aussi encadrer des étudiants de thèse, et ça ne pousse pas dans les arbres : il faut aller les chercher où ils sont.  (Pour le reste, Pied, je suis relativement d'accord ou sans opinion) Une dernière: un élève de classe prépa coute environ 12000 euros à l'état, contre 6300 pour un élève de fac
Il faut savoir qu'une grande partie de cette différence est dues aux fameuses "heures de colles", c'est à dire, pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont des épreuves d'examens oral, a raison d'une moyenne de 2-3 heures par semaines et par élève, payées en heures supplémentaire à des profs agrégés, la facture est salée. Je reconnais que c'est peut-être dommage que les élèves de fac ne bénéficient pas de ce service, mais c'est très orienté préparation au concours de recruttement des écoles, même si le côté entraînement intensif à l'oral peut servir par la suite. Là encore, je ne vois pas vraiment de problèmes : tout le monde à le droit de présenter un dossier d'admission en classe prépa. Ca te fait 2-3 ans de lycée en plus, la scolarité n'est pas chère, c'est assez potache, et franchouillard, et loin de l'enfer que l'on décrit parfois. Mon idée, c'est que le problème majeur de l'université en France est le manque de sélection à l'entrée, et donc c'est ce qui attire les entreprises vers les "grandes écoles" qui elles ont un système de sélection efficace qui garantie plus ou moins le niveau de leurs diplomés. Si l'université française veux concurencer les écoles, elle n'a que cela à faire, à condition de s'y tenir, car il faut des années pour faire la réputation d'une formation donnée.
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« Dernière édition: Juin 23, 2007, 06:14:25 par ]YaZ[ »
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